Chaque année, le dernier dimanche d’avril est dédié à la célébration de la mémoire des victimes de la déportation dans les camps de concentration et d’extermination nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. Cette journée est l’occasion de sensibiliser les élèves au monde de l’internement et de la déportation.
Cette année, c’est à l’invitation de la Mairie de Marlenheim que l’association Regards d’Enfants s’est associée à la manifestation.
L’association Regards d’Enfants collabore depuis de nombreuses années avec le collège Grégoire de Tours de Marlenheim. Il a été lauréat en 2019 du concours annuel des Droits de l’Homme dont le thème était « Imagine la cité des Droits de l’Homme » et les élèves ont été nommés ambassadeurs des Droits de l’Homme.
Sur décision de la Mairie une stèle a été installée représentant le travail des élèves.

En 2019, le collège a été associé au prix Ilan Halimi décerné par le premier ministre Edouard Philippe à l’association Regards d’Enfants.
Dans le cadre de la préparation de la cérémonie du 26 avril 2026, 51 élèves de 3ème du collège Grégoire de Tour ont participé à des ateliers organisés par l’association Regards d’Enfants. A partir d’une réflexion sur le thème de la liberté, les élèves ont imaginé des dessins, des symboles qui ont permis de décorer le pot qui contient un olivier et qui sera installé par la Mairie de Marlenheim. La ville de Marlenheim a fourni le pot et le matériel de peinture. L’association Regards d’Enfants a offert l’olivier qui trouvera sa place dans le pot installé à côté de la stèle sur la place de l’église.
De plus, lors de cette manifestation, les collégiens ont déclamé des textes et poèmes de leur création.
Cette cérémonie très digne et solidaire s’est déroulée dans une ambiance très chaleureuse.

A cette occasion, nous avons eu la chance de pouvoir écouter le poème rédiger par une élève de 3ème du collège de Marlenheim, Louise Klein:
Aux déportés
« Sur la pierre froide repose un nom.
Un nom que nous commémorons.
Dois-je vous rappeler ce qu’un Etat a fait ?
Et les erreurs commises dans le passé ?
Pour un usage inhumain,
Des chemins ont été tracés.
Du jour au lendemain,
Tout a basculé.
Ces êtres souillés et numérotés,
N’avaient d’autres choix que de travailler.
Ils s’efforçaient de sourire,
En espérant que la mort ne vienne pas les recueillir.
Puis le temps a passé,
Du sang a coulé et des vies se sont effacées.
Mais des âmes ont réussi à se sauver,
Malgré leurs démons qui ne cessent de les hanter.
Sur la pierre froide repose un nom.
Un nom qui ne doit jamais être oublié.
Une histoire qui donne des frissons, Mais qu’on doit continuer de raconter. »
Louise Klein
