Parmi les invités figuraient le Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, le docteur Michael O’Flaherty, le consul d’Allemagne Thomas Kern, le recteur de l’académie de Strasbourg, Olivier Klein. Le directeur du Mémorial du camp de concentration de Natzweiler-Struthof, Michaël Landolt, le délégué du FSJU – Fonds social juif unifié -, Laurent Gradwohl.
Leur présence a souligné l’importance européenne et éducative de cette commémoration.
La cérémonie s’est ouverte à la gare de Rothau par un discours du maire, Marc Scheer, qui a tenu à rendre hommage et à remercier Brigitte Kahn à l’initiative de cette journée de commémoration. Il a rappelé la portée symbolique de ce lieu, dernier arrêt ferroviaire des déportés avant leur transfert vers le camp nazi de Natzweiler-Struthof.

La présidente de l’association Regards d’Enfants, Frédérique Neau-Dufour, a ensuite pris la parole pour rappeler qu’en cette date nous célébrons la journée internationale de commémoration de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau. Plusieurs gerbes ont alors été déposées : par le Commissaire aux Droits de l’Homme accompagné d’élèves du collège Camille Schneider de Molsheim, par le consul d’Allemagne avec des élèves du collège André Maurois de Bischwiller, ainsi que par deux cheminots membres de l’Association nationale des cheminots anciens combattants (ANCAC). La cérémonie s’est poursuivie par l’interprétation de La Marseillaise entonnée par les élèves du collège Frison Roche de La Broque, reprise par l’ensemble des participants.

Durant son allocution, le commissaire Michael O’Flaherty a délivré un message d’espoir, insistant sur la nécessité de préserver et de transmettre la mémoire afin de lutter contre l’oubli du passé.

Le recteur de l’Académie de Strasbourg, Olivier Klein, a également pris la parole lors de cette matinée, véhiculant un message prônant la tolérance et le respect des autres dans leur diversité.

Les collégiens présents ont ensuite pris la parole pour présenter le fruit de leurs travaux de recherche et d’écriture. Leur intervention, à la fois rigoureuse et émouvante, a été saluée par l’assemblée, tout comme leur courage à s’exprimer devant un public nombreux.

À l’issue de la cérémonie, les élèves, les porte-drapeaux et les personnalités se sont réunis au Jardin des Droits de l’Homme, situé à proximité de la gare, pour une photo officielle, avant de rejoindre le cinéma Le Royal de Rothau, où s’est poursuivie la matinée.

Accueillis autour de gâteaux et de jus de pomme local, les participants ont assisté à une série d’hommages et de prestations. L’ANCAC – Association Nationale des Cheminots Anciens Combattants – a ouvert cette seconde partie par un discours poignant consacré aux cheminots engagés dans la Résistance ou victimes de la déportation.

Les élèves du collège Frison-Roche de La Broque ont ensuite rendu hommage à Jean Villeret, résistant et déporté dans les camps de Natzweiler-Struthof et de Dachau, décédé en 2023, avant d’interpréter La voix du rêve, chant issu du camp de Natzweiler-Struthof, accompagnés d’une chorale et d’un jeune trompettiste talentueux d’une classe de 5ème du collège. La matinée a également été l’occasion de rappeler le sort tragique des populations tziganes, victimes des persécutions nazies, à travers une présentation réalisée par des élèves racontant l’histoire de figures de cette communauté comme Hélène Faller.

Les élèves du collège Camille Schneider ont proposé une scénette particulièrement marquante retraçant l’histoire d’un frère et d’une soeur confrontés aux expérimentations médicales dans un camp de concentration. Leur interprétation, saluée par de longs applaudissements, a profondément touché le public.

La clôture de la matinée a été assurée par les élèves du collège Frison-Roche, par la lecture de citations de grandes figures du combat pour les droits humains telles que Nelson Mandela, Martin Luther King et Mère Teresa, suivie de l’interprétation de Mille colombes de Mireille Mathieu.

Cette Journée de la Mémoire, riche en émotions, en engagement et en créativité, a rappelé combien la transmission de l’histoire demeure essentielle. Nous tenons à remercier l’ensemble des participants et intervenants pour leur mobilisation. Entretenir la mémoire et la transmettre aux plus jeunes reste un devoir collectif, auquel cette journée a pleinement contribué.
